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30 dicembre Et si c'était ça la sagesse....2006 touche à sa fin et l'heure du bilan a sonné, si toutefois bilan il ya lieu de faire.
Et franchement tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais été aussi heureuse
qu'à l'heure actuelle car j'ai enfin cessé de me tourmenter, de me remettre en question
en me demandant ce qui n'allait pas chez moi.
Car j'ai enfin compris ce qui n'allait pas chez moi. Ce sont tout simplement les autres avec leur désir, leur non désir, leurs envies de gerer ma vie ou alors de s'en desinterresser completement.
Autant de choses qui avant pouvaient m'atteindre mais qui à l'heure qu'il est ne m'effleurent même plus
Et oui,j'ai tout simplement appris à 26 ans à dire ce que je pensai, à faire ce que j'avais envie de faire et non pas ce qu'on attendait que je dise ou que je fasse. Et ça ça vaut tout l'or du monde .Et je compte bien continuer comme ça jusqu'à mon dernier souffle. Etre là où on ne m'attend pas, dire ce que j'ai sur le coeur, ne plus attendre le moindre égard de quiconcque comme si c'était un dû...Et surtout continuer à Aimer car il y a vraiment des personnes qui en valent la peine....
02 dicembre Le grand soirVers 20 h 15, Anne-Sophie Mathis défie Myriam Lamare à Bercy. Entre ces deux jeunes femmes radicalement différentes, le face-à-face s'annonce musclé. Entretien croisé.
NANCY. A part la boxe et le poids (62,800 kg) identique hier soir lors de la pesée, elles n'ont rien en commun. Anne-Sophie Mathis et Myriam Lamare seront face à face ce soir sur le ring de Bercy. La protégée de René Cordier tentera de ravir les deux ceintures mondiales à la Marseillaise lors d'un combat très attendu et considéré comme l'un des événements de l'année pugilistique en France.
- Comment voyez-vous ce face-à-face ? Myriam Lamare : J'ai eu des échos et quelques renseignements sur sa préparation notamment à l'étranger car la famille de la boxe est assez petite. Pour travailler, j'ai vu la vidéo de son championnat d'Europe et de son dernier combat à Dombasle. Il y a deux ans, je l'avais également vu boxer dans sa salle. Elle a dû adapter sa préparation à mon style de boxe comme moi, je me suis entraînée selon sa manière de boxer. J'ai mis les gants avec des garçons assez grands.
Anne-Sophie Mathis : Je vais devoir me servir de ma distance. Je suis capable de frapper aussi fort voire plus fort qu'elle et mentalement, je suis aussi costaud. Je vais écouter précisément René. Lorsque j'applique à la lettre ce qu'il me dit, cela passe. Je ne devrais pas me laisser perturber par l'extérieur. Je sais que je suis bien préparée. Si elle me rentre dedans, je vais devoir trouver la distance pour éviter trop les corps à corps où je risque de prendre des coups en haut et en bas, même si j'en mettrais aussi.
- Comment abordez-vous ce combat ?
M.L. : Il est presque plus important que les autres championnats du monde que j'ai disputés car c'est le premier franco-français. Les médias s'y intéressent d'autant plus qu'en France, il n'existe pas une grande culture pugilistique féminine. Ce combat intrigue. Ce sera l'incertitude du premier au dixième round.
A-S. M. : Un championnat du monde serait déjà beaucoup mais un championnat du monde contre Lamare qui a un nom et des qualités, c'est trois fois plus fort. J'ai une énorme envie de gagner. Après ma victoire en championnat d'Europe, je ne m'attendais pas à ce que ça arrive aussi vite. Cela fait quatorze ans que je fais de la boxe mais j'ai perdu dix ans ! J'ai commencé par le pieds-poings et je n'étais pas spécialement bien encadrée. J'ai débuté tardivement l'anglaise avec la contrainte d'aller boxer à l'étranger. Par rapport à Lamare, je manque un peu d'expérience et de technique d'autant que j'ai arrêté près de deux ans pour mettre au monde ma fille Léna.
Mathis : « Ce combat est une chanceë »
- Personnellement, quelle importance donnez-vous à ce combat ?
M.L. : C'est un événement. C'est important pour moi, pour ma famille, mon entourage, le staff technique, Michel Acariès. Il y a aussi des partis pris. Chacun a son clan. Il y a le nord, le sud. Tout un tas d'amalgames sont possibles, mais il faut que cela reste sportif pour ne pas gâcher les valeurs du sport et de la boxe.
A-S. M. : Pour moi, ce combat est une chance. J'espère qu'il va m'apporter une meilleure vie, un travail. Pour ma fille, j'espère avoir un meilleur statut et une meilleure reconnaissance dans la société. Jusque-là, j'ai privilégié la boxe dans ma vie et une victoire serait une revanche. Je mise vraiment là-dessus même si j'ai des portes de sorties puisque je suis en formation. Je sais aussi que je gagne ou pas, cela ne changera pas tout. Je n'ai pas fait d'études et aujourd'hui la boxe, c'est ce que je sais faire de mieux. C'est pourquoi, j'attends un plus.
- Ce combat peut-il aller au bout ? M.L. : Ce sera spectaculaire. C'est important pour notre sport. Avec la volonté qu'Anne-Sophie a et celle que j'ai, il faut envisager que le combat n'aille pas au bout des dix rounds. En tout cas, si je peux l'éviter, je n'hésiterai pas.
A-S. M. : Ce combat a plus de chance d'aller au bout que de se terminer avant la limite. Nous sommes robustes. Je ne devrais pas baisser les bras au premier coup dur. Dans ma tête, ce serait insupportable de ne pas aller au bout de mes possibilités.
- Pensez-vous à la défaite ? M.L. : C'est nécessaire. Cela permet d'être vigilant sur le ring, d'avoir le seuil de vigilance éveillé au maximum. Cela doit rester dans un coin de la tête mais l'accepter, c'est autre chose !
A-S. M. : Je l'envisage. Il y a une chance sur deux. En fait, je ne me pose pas la question. Je veux ramener les deux ceintures mondiales en jeu (WBA et WIBF). Recueilli par Sébastien GEORGES En différé ce soir, sur Canal Plus à partir de 21 h. |
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